Association Kheops

Nos actions

Nous avons réalisé une étude de faisabilité financée par le FSE dans le cadre de la mesure 432  afin de mesurer la pertinence  de notre projet de mise en place de la cohabitation solidaire intergénérationnelle sur l’agglomération de la Région de Compiègne.

Cette étude qui s’est déroulée sur une période de 6 mois nous a permis de mener une enquête auprès de jeunes de moins de 30 ans et de personnes âgées afin de recueillir leur avis sur la mise en place d’une telle action mais aussi afin de mieux adapter la prestation aux besoins recensés.

La synthèse:

Pour mener à bien notre étude un questionnaire à destination des jeunes et des seniors ont  été créés et diffusés selon plusieurs voies :
- en direct (enquêteurs  de terrain)
- par mailing  
- lors de rencontre avec des partenaires.

Au total, 420 questionnaires ont été diffusés : 250 seniors et 170 jeunes.
160 questionnaires jeunes ont été complétés alors que pour les seniors 110 ont été renseignés soit respectivement 94% et 44% de taux de retour.

¤ Les seniors:

La tranche d’âge la plus représentée est les plus de 70 ans. Ils ont déjà entendu parlé du logement intergénérationnel.
On constate par ailleurs que parmi les personnes interrogées, 46 % vivent seules, il s’agit principalement de femmes.

Autre donnée essentielle, 54% des seniors rencontrés possèdent au moins une chambre disponible. Lorsqu’on les interroge sur le choix du public qu’ils souhaitent accueillir, 65% préfèrent un étudiant alors que  22% sont prêts à accueillir des stagiaires ou des demandeurs d’emploi.
Lors de  la cohabitation, 40% des  seniors souhaitent mettre en place un échange portant sur « la présence du jeune le soir ». D’autres formes d’échanges ont largement été citées (cf. question N°6), on trouve notamment « l’échange de savoirs » ou plus simplement « la compagnie ».

La durée de cohabitation proposée par les seniors se situe entre 2 et 6 mois (soit 68% des personnes interrogées). En contre partie une indemnité d’occupation est souhaitée même si le montant de cette indemnité n’a pas toujours été précisé.
Pour finir, 24% des seniors interrogés ont manifesté un intérêt pour le logement intergénérationnel et nous ont laissé leurs coordonnées. On note aussi que 10% nous ont indiqué être intéressé mais que pour des raisons diverses ils ne souhaitent pas, dans l’immédiat bénéficier de  la cohabitation solidaire intergénérationnel.

¤ A propos des jeunes (- de 30 ans)

On note que,  69% sont des étudiants  et ils ont majoritairement entre 18 et 30 ans.
Concernant la cohabitation intergénérationnelle, ils sont  environ 50%  à connaître le concept et ne souhaitent pas,  de ce fait d’information supplémentaire.
Sur les 160 jeunes interrogés, 45 % d’entre eux sont hébergés et  45 % vivent seuls dans un logement alors que près de 6% sont toujours à la recherche d’un logement.
Parmi les échanges souhaités lors de la cohabitation, une présence le soir est fréquemment citée ainsi qu’une participation aux tâches.
De la même manière que les seniors, la durée de cohabitation proposée se situe entre 2 et 6 mois (pour 66% des jeunes interrogés). En contre partie, 32% d’entre eux se disent prêts à participer au frais et à verser une indemnité d’occupation mensuelle de 50 à 100 euros.
Une majorité de jeunes soit 51% sont intéressés par le logement intergénérationnel.
Ils ont laissé leurs coordonnées pour être contactés dès la mise en place du service.

¤ Les difficultés rencontrées:
Nous avons rencontré davantage de difficulté pour toucher les demandeurs d’emploi et les stagiaires. Ils semblent peu intéressés par le logement intergénérationnel même si certain sont prêts à  l’envisager comme une solution transitoire.
Concernant les étudiants, on note que bien qu’ils aient pour la plupart déjà une solution de logement compte tenu de la période à laquelle a été diffusé le questionnaire, une forte proportion adhère aux principes de la cohabitation solidaire. Pour répondre au mieux à ce type de public, il est nécessaire de se faire connaître lors des démarches de recherche de logement, avant les rentrées universitaires.

¤Les actions à mettre en place:
Un partenariat à concrétiser avec  l’association pour le logement des étudiants, stagiaires de Compiègne, l’école d’infirmière.
Réflexion à mener autours d’un partenariat avec des écoles dans le but de sensibiliser et d’informer les étudiants étrangers.
Mettre en place une communication et la diffuser largement